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LA FAYETTE «Rêver la gloire» Disponible au 1728

Voici donc le nouveau LA FAYETTE fruit de recherches originales et passionnantes.

Patrick Villiers et Laurence Chatel de Brancion nous proposent en 355 pages un portrait vivant, haletant, moderne, très documenté de LA FAYETTE qui nous a beaucoup séduit.

 

Nous proposons à nos hôtes d’acquérir ce beau livre souvenir au grand format et richement documenté, lors de leur passage dans notre demeure historique où La Fayette vécu les dernières pages de son rêve de gloire.

Prix 49 €


 

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La Fayette et la rue d’Anjou Faubourg Saint-Honoré – Paris 1820 – 1834

Introduction

Le Fonds de Dotation HÔTEL MAZIN LA FAYETTE 1728 poursuit depuis sa création officielle (J.O. du 31 juillet 2010) un programme d’études financé par les dons des Fondateurs.

Suite à l’autorisation de visite privée du CHÂTEAU DE LA GRANGE–BLÉNEAU en SEINE-&- MARNE accordée par la FONDATION JOSÉE ET RENÉ DE CHAMBRUN, dépositaire du site où vécut LA FAYETTE trente-quatre années de sa vie, une délégation de notre Fonds a pu étudier un certain nombre de documents d’archives permettant de mieux comprendre la vie de LA FAYETTE, rue d’ANJOU à PARIS VIII.

Cette délégation conduite par le Président réunissait Thibault DANJOU, Vice-Président, Françoise JOUANNEAU (Hermione), Vice-Présidente et François SOUTY, Professeur, Chercheur et Fondateur du Cercle JEFFERSON.

Cette visite privée du 6 avril 2013 sur le site très fermé du CHÂTEAU DE LA GRANGE-BLÉNEAU, près de COURPALAY (canton de COULOMMIERS), a débouché sur la production de copies d’archives, support pour partie de la présente note en complément des documents déjà réunis (plans, courriers…).

Des racines dans le quartier du Faubourg St-Honoré / la ville l’évêque

Il faut se souvenir que Gilbert du MOTIER, orphelin de père tué au combat en 1759 puis orphelin de mère à l’âge de 13 ans, hérite quelques mois plus tard, en 1770, de la fortune de son grand-père maternel, le Marquis de LA RIVIÈRE qui décède également cette même année, faisant de lui l’un des jeunes hommes les plus riches de France.

Son arrière-grand-père maternel, toujours vivant, résidait alors rue de SURÈNE, au numéro 25 aujourd’hui, dans le très bel hôtel du Comte de LA RIVIÈRE, l’actuelle résidence de l’ambassadeur de Belgique en France.

Le jeune marquis de LA FAYETTE, puisqu’il porte le titre de son père, monte à Paris chez son arrière-grand-père pour étudier au collège DU PLESSIS, l’actuel collège LOUIS-LE-GRAND et commencer en parallèle une formation d’élève officier au régiment des MOUSQUETAIRES NOIRS DU ROI.

Il connaît donc bien ce quartier de la rue d’ANJOU et du faubourg SAINT-HONORÉ qui fut son premier quartier parisien après une enfance sauvageonne au château de CHAVAGNAC-LA FAYETTE.

Hôtel du Comte de LA RIVIÈRE

1820 – le retour vers la rue d’Anjou au numéro 35 de l’ancien cadastre 

Les années 1800 à 1820 sont marquées par son retour d’exil et surtout d’enfermement dans la forteresse autrichienne d’OLMÜTZ, son opposition à l’Empire, puis son rôle majeur dans l’abdication de NAPOLÉON 1er à l’issue des Cent-Jours.

Depuis son château de LA GRANGE-BLÉNEAU, il est l’un des rouages clés de l’opposition à la Première Restauration des BOURBONS de 1814 à 1815, puis la Seconde Restauration de LOUIS XVIII de nouveau en 1815, après les Cent-Jours de NAPOLÉON 1er.


Château de LA GRANGE-BLÉNEAU 

1820 est une année clé pour LA FAYETTE surveillé en permanence par la gendarmerie de SEINE-ET-MARNE ; il a besoin d’un pied-à-terre discret à Paris. Le 35 de la rue d’ANJOU, au 3ème étage d’un hôtel au milieu des vergers et des potagers (le boulevard MALESHERBES n’est pas encore percé et la rue d’ANJOU dans la continuation du carrefour de la rue de la VILLE L’ÉVÊQUE est encore très campagnarde).

C’est depuis cet hôtel du 35, rue d’ANJOU qu’il œuvrera à la création de la loge des AMIS DE LA LIBERTÉ en 1820, loge qui sera le creuset de l’élite libérale opposée aux Bourbons, formalisée dans la Société secrète de la CHARBONNERIE française dont LA FAYETTE est l’un des principaux bailleurs de fonds et inspirateurs.

Pour mémoire, la CHARBONNERIE française (ne pas confondre avec son homonyme italien), c’est l’Affaire de Vincennes en 1820 qui aurait dû déboucher sur la séquestration de la famille de Louis XVIII, puis l’insurrection de BELFORT le 29 décembre 1821 qui devait voir l’armée prendre le contrôle des villes de garnisons françaises, puis restaurer un état démocratique et libéral.

Mal préparée et infiltrée par une police royaliste très organisée, sujette à la délation, l’insurrection échoue, les rangs de l’armée épurés et LA FAYETTE qui se retire précipitamment à LA GRANGE-BLÉNEAU fortement inquiété mais laissé en liberté.

Voyage triomphal de La Fayette

Il revient de nouveau à Paris en 1821 et contribue à la dissolution de la Chambre le 24 décembre 1823, ce qui ne se révélera pas une bonne idée car la circonscription de MEAUX est fatiguée de ses oppositions libérales ou révolutionnaires : LA FAYETTE ne sera pas réélu.

C’est dans ce contexte difficile pour LA FAYETTE qu’il reçoit à point nommé l’invitation du Président MONROE à visiter les États-Unis en sa qualité de «GUEST OF THE NATION».

Ce sera la première et la dernière invitation de cette nature concernant tous les États de l’Union et votée à l’unanimité par la CHAMBRE et le CONGRÈS (l’original de cette invitation est dans les cartons du château de LA GRANGE-BLÉNEAU).

Ce voyage triomphal débute en août 1824. LA FAYETTE recevra tous les honneurs. Des villes, des comtés, des montagnes, des places, des loges américaines prendront son nom…

Il visite les trois présidents, Thomas JEFFERSON, le monument, à Monticello, James MONROE, bien sûr, mais aussi John Quincy ADAMS élu contre tous les pronostics sixième président des Etats-Unis (c’est le général JACKSON qui était arrivé en tête).

La Chambre des Représentants votera in fine et à la surprise générale pour ADAMS (les triangulaires réservent souvent des surprises !).


John Quincy ADAMS
Cet épisode ouvre les yeux à LA FAYETTE qui comprend que le champ de possible reste toujours ouvert en politique. 

Cette élection surprise sera du pain béni pour LA FAYETTE car, dans l’optimisme du moment, ADAMS offrira, au nom de l’Union, des terres américaines à LA FAYETTE, mais aussi $200 000 qui tomberont à point nommé car LA FAYETTE a perdu la plus grande partie de la fortune de son grand-père.

Ses contributions financières à cinq révolutions – l’américaine, les deux boliviennes, et les deux polonaises – ne sont pas étrangères à cette situation mais aussi ses talents discutables dans le « Private Equity » du moment qui débouchent tous sur des fiascos !

(Le café et le caoutchouc équitables ne sont pas encore tendances ; LA FAYETTE était trop en avance sur son temps !).

Seules ses initiatives dans l’agriculture et l’élevage modernes à LA GRANGE-BLÉNEAU seront marquées par le succès.

Son statut de «Traître à la Nation» du 19 août 1792 décrété par l’Assemblée Jacobine lui vaudra également une confiscation de ses biens comme tous les exilés (c’était cela ou sa tête sous le couperet de l’échafaud).

Requinqué par son itinéraire américain, il rentre à Paris en septembre 1825 et découvre les travers de la monarchie «ultra» installée par le duc d’ARTOIS devenu CHARLES X à la mort de son frère LOUIS XVIII. Il sera sacré le 29 mai 1825 alors que LA FAYETTE caracole de ville en ville et d’état en état outre-Atlantique.

L’accueil sera glacial, les troupes de CHARLES X empêchant le peuple de fêter LA FAYETTE à son retour.

4 000 personnes l’attendront quand même à LA GRANGE-BLÉNEAU !

 

Du 35 au 6 de la rue d’anjou (l’actuel numéro 8 )

LA FAYETTE, qui avait beaucoup renoncé à sa vie sociale et au paraître, a bien retenu la leçon américaine. Les batailles politiques nationales se gagneront dans la capitale, pas en SEINE-ET-MARNE !

Il faut paraître, recevoir, être là, incontournable, présent dans le contexte et l’air du moment car il croit toujours à son destin national.

Son pied-à-terre du 3ème étage du 35, rue d’ANJOU ne convient pas pour cette vie sociale et politique, car il pressent bien que l’ultra-monarchisme de CHARLES X débouchera sur une nouvelle crise grave sinon une révolution.

En décembre 1825, il visite au 6 de la rue d’Anjou (l’actuel 8 ) l’appartement du 1er étage, libéré par le comte de BELLIARD, dans le bâtiment historique MAZIN et décide de s’y installer car il est bien situé et suffisamment vaste.

Plan des façades et Buste de La Fayette

L’ouvrage de Georges HARTMANN, L’HÔTEL DE LA RUE D’ANJOU, comporte ici quelques erreurs de dates rétablies par les mémoires des artisans qui vont travailler neuf mois durant dans le nouvel appartement de réception, loué par LA FAYETTE à Louis MARQUET, comte de MONTBRETON, propriétaire de l’hôtel qui réside sur place ainsi que son frère MARQUET DE NORVINS, baron de MONTBRETON.

Bien qu’il ne soit pas propriétaire, la lecture des mémoires de travaux est édifiante, tant pour la maçonnerie, la menuiserie, la fumisterie, la serrurerie ou, bien sûr, la peinture et les papiers peints qui sont devenus tendance.

La simplicité de LA FAYETTE qui transparaît dans l’étude de Georges HARTMANN doit être relativisée. C’est lui qui dessine le 1er étage sur le modèle du rez-de-chaussée, une enfilade permettant cette remarquable perspective de la rue d’ANJOU au fond de l’enfilade où se trouve sa chambre.

Il s’installe «simplement» avec son valet de chambre, son secrétaire, sa cuisinière, son cocher, deux domestiques qui vivent sur place et dont on refait les chambres de service mais aussi ses chevaux, ses calèches, sa sellerie, les coffres pour l’avoine de ses chevaux…

 

Hôtel Mazin Façade rue  / enfilades des salons du 1728

Nous ne sommes pas encore dans la configuration «moderne» de la rue d’ANJOU mais dans une configuration intermédiaire.

Le bâtiment sur rue, aujourd’hui occupé par l’hôtel MARQUIS FAUBOURG SAINT HONORÉ comprend quatre boutiques en rez-de-chaussée et deux beaux appartements sur étage ainsi que de nombreux logements du personnel au-dessus.

L’entrée sous passage cocher est très semblable à celle d’aujourd’hui.

On pénètre au rez-de-chaussée de l’hôtel MAZIN par l’actuelle Salle d’Armes du 1728 puis au 1er étage par un nouvel escalier dont les volées de marches vont de la Salle d’Armes à l’entrée de l’antichambre de l’appartement du 1er étage.

L’antichambre du 1er étage dessert le grand salon, le cabinet de travail et enfin la chambre de LA FAYETTE.

Salle d’Armes Salon de récéption du 1728

L’aile du fond de la cour à l’est correspond à cette époque à des garages à calèches, une grange à foin, des logements pour les cochers, des souillardes et de nombreuses parties communes pour cet hôtel qui compte plus de quarante occupants avec le personnel.

On monte dans les chambres du personnel par un escalier qui se trouvait dans la deuxième cour (l’actuelle cour du siège de banque).

Cette cour arrière voyait sur la gauche seize boxes à chevaux et sur la droite l’espace de ferme qui caractérisait tous ces hôtels hors les murs avec leurs poules, leurs canards, leurs lapins, et mêmes leurs cochons…

Le grand escalier de l’aile est au fond de la cour n’existait pas en 1825. Il est beaucoup plus tardif et toute cette aile de vie était réservée au personnel et aux communs.

On montait dans les chambres de service au-dessus des deux appartements du bâtiment MAZIN par un petit escalier intérieur (l’attique au 3ème niveau sera rajouté plus tard en lieu et place du toit MANSART).

Le grand escalier intérieur et le petit escalier seront détruits, sans doute par Monsieur Alexandre-Nicolas de LOPES qui succéda pendant dix ans à la famille MARQUET (MONTBRETON) propriétaire pendant plus de 85 ans et qui réalisa d’importants travaux constatés dans une note du contrôleur des contributions directes en 1853.

Les travaux réalisés par LA FAYETTE ont contribué à figer les principes d’aménagement du 1er étage qui seront revisités par la division en deux appartements et la création de deux nouveaux escaliers l’un à l’est et l’autre sous passage cocher après la destruction du grand escalier côté rue d’ANJOU, dans la Salle d’Armes.

Une chose est claire : les appartements des deux propriétaires actuels du 1er partagent les souvenirs de l’appartement de LA FAYETTE.

Au total, il aura dépensé 150 000 euros d’aujourd’hui en travaux selon le calcul d’actualisation de François SOUTY (francs CHARLES X contre €) et selon les mémoires de ses fournisseurs, dont nous avons copie.

Dans son nouvel appartement de la rue d’ANJOU, LA FAYETTE reçoit tous les mardis.

C’est le salon mondain où il faut être vu.

Beautés du moment, écrivains à succès, nouveaux talents politiques se pressent et montrent qu’ils sont là dans ce lieu «branché», même s’il est très surveillé (les RG de l’époque campent devant le 8, rue d’ANJOU !).

L’explosion arrive brutalement en juillet 1830 et nous la décrivons dans une note accessible sur le site www.hotelmazinlafayette.com.

En juillet 1830, LA FAYETTE a 73 ans. Il souffre d’un col du fémur cassé et surtout très mal réparé par un mauvais médecin de campagne à la suite d’une chute sur le verglas en sortant de l’hôtel de la Marine en 1803.

Révolution de juillet 1830

Ce que ne voit pas LA FAYETTE rue d’ANJOU dans cette période qui devait naturellement le porter à la présidence de la 1ère République française, ce sont trois clés qu’il oublie ou feint d’oublier :

- Première clé. Ses amis américains sont persuadés que les Français ne sont pas mûrs pour une république et que le modèle anglais de la monarchie constitutionnelle est un bon modèle pour la France. James Fenimore COOPER, le grand écrivain américain qui a vécu en Europe de 1826 à 1833, très proche de LA FAYETTE, le décourage d’aller vers cette voie républicaine.

- Seconde clé. LA FAYETTE n’a pas compris que le mouvement libéral auquel il appartient est de tous temps et encore aujourd’hui un mouvement de cultures hétérogènes où se côtoient tous les opportunismes.

Adolphe THIERS en est le modèle par excellence ! Orléaniste convaincu à ses débuts, il visitera successivement le centre, le centre-gauche, puis la gauche et la gauche de la gauche !

En 1830, il n’a que 33 ans, mais il sera le bras armé de TALLEYRAND, encore lui, et fera le jeu avec talent de l’avènement de LOUIS-PHILIPPE…

-Troisième clé. LA FAYETTE n’a plus vraiment d’appétit… or, le pouvoir est une quête où il faut avoir très faim, ce qui n’a jamais été le cas de ce jeune homme devenu trop riche sans le vouloir et qui récolta par chance et par talent tous les honneurs et toutes les gloires.

LOUIS-PHILIPPE sera donc fait roi avec son assentiment et sa participation active sur le balcon de l’Hôtel de Ville.

Le monarque très peu constitutionnel fera tout très vite pour l’écarter (il sera remercié de son poste de Général en chef de la Garde nationale, ce grade étant supprimé)


Mort de La Fayette et Chambre de La Fayette
LA FAYETTE restera fidèle à sa rue d’ANJOU où il décède le 20 mai 1834. Il allait vers ses 77 ans. Il pensait vivre centenaire, c’était sans compter sur un mauvais germe ! 

Il ne put faire la rencontre de François MAGENDIE qui arrive au 6 de la rue d’ANJOU en 1846. François MAGENDIE est le père fondateur de la physiologie expérimentale moderne et Claude BERNARD son continuateur.

Jean-François CHUET,

Président.

© Fonds de Dotation HÔTEL MAZIN-LA FAYETTE – 1728

 

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Pourquoi nous avons rejoint Châteaux Hôtels Collections

 

Le 1728 est un lieu très ouvert sur PARIS, la FRANCE et l’EUROPE et nous étions désireux de rejoindre une marque qui ambitionne d’être la référence de la restauration gourmande et de l’hôtellerie de charme.

Nous avons eu le sentiment d’être coopté et pour nous l’esprit de cette rencontre était essentiel.

Nous partageons les valeurs de CHÂTEAUX HOTELS COLLECTIONS et la vision de son Président Alain DUCASSE qui est le modèle de l’initiative et de l’excellence dans les métiers de bouche et de l’hôtellerie.

Nos clients ont immédiatement réagis très positivement et nous sommes très confiants dans l’effet réseau en FRANCE, en ITALIE, mais aussi dans les pays d’implantation de la marque.

Nous recevons de nombreux hôtes asiatiques et nous sommes persuadés que notre présence au sein de la collection CHC va contribuer à accroître notre notoriété et notre image.

Enfin l’esprit des lieux de la collection CHC est en harmonie avec notre quête d’excellence.

Offrir à nos hôtes un lieu d’exception rare, faire partager nos collections, la restauration de ce bel Hôtel particulier, une cuisine jeune et inventive tout en restant classique… voilà ce que nous retrouvons au fil des 700 adresses de la Collection CHC !

Jean François CHUET

FONDATEUR du 1728

 

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Présentation de l’Hôtel Mazin La Fayette

Edifié de 1726 à 1728 par Antoine MAZIN « chevalier de l’ordre Royal et Militaire de Saint Louis », ingénieur militaire « gardien des plans Royaux et Fortifications de France », architecte, auteur de l’Hôtel de CHAROST, continuateur de l’Hôtel MATIGNON, auteur de la cour du DRAGON. Antoine MAZIN révolutionna l’architecture des bâtiments mili-taires. Il fut en son temps aussi célèbre que ses prédécesseurs LOUVOIS ou VAUBAN.

Cet Hôtel fut la dernière résidence parisienne de Marie Paul Joseph Gilbert MOTIER, Marquis de LA FAYETTE, héros des deux mondes, prosélyte infatigable de la liberté, en Amérique au côté des « insurgents » où il joua un rôle considérable, en France dont il fut l’inspirateur de la déclaration des droits de l’homme et du drapeau tricolore de la Révolution Française de 1789, en Colombie, au Venezuela, en Equateur et au Pérou, en contribuant activement aux ressources des deux révolutions Bolivariennes, en Pologne enfin comme soutien actif de Tadeusz KÔSCIUSKO pour libérer son pays du joug Russe et Prussien.

LA FAYETTE joua un rôle déterminant dans la révolution des trois glorieuses de Juillet 1830, dont il inspira la nouvelle constitution.

Le « tout monde » le visita dans cet Hôtel où il rendit son dernier soupir le 20 Mai 1834 à 77 ans. Son buste mémorial modelé en 1829 par David D’ANGERS sera prochainement dressé dans la cour d’honneur.

A l’issue d’un programme de restauration de 12 années 2001/2013, l’Hôtel sera restitué et entièrement restauré.

Dans la tradition boutiquière du Faubourg Saint-Honoré depuis le 18ème siècle,

l’HÔTEL MAZIN-LA FAYETTE est à usage mixte avec :

- Les salons du 1728, Restaurant, Salons privés, Beaux Arts

pour le Rez-de-chaussée surélevé qui est ici l’étage noble.

- l’Hôtel MARQUIS FAUBOURG SAINT-HONORÉ, avec ses 15 suites de luxe.

- le siège de Banque du CIC IBERBANCO et son Agence (en travaux)

ainsi que 5 appartements résidentiels en étage

et le siège du Fonds de Dotation HÔTEL MAZIN-LA FAYETTE 1728.

 

 

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Jean François Chuet

CRÉATEUR, ENTREPRENEUR, ESTHÈTE

Déjà 65 ans ( le temps passe trop vite ) et le sentiment de n’avoir feuilleter que la lettre A de l’encyclopédie de la vie !

Mais des projets encore plein la tête sur et autour du 1728 qui a maintenant déjà 11 ans.

Après le site du 1728 : www.1728-paris.com

celui  de l’HOTEL MAZIN LA FAYETTE  : www.hotelmazinlafayette.com

le site de YANG LINING : www.yanglining.com

il manquait au quadriptyque ce volet plus personnel  qui permet aussi de mieux comprendre d’où nous venons et ou nous allons avec notre vision pour la pérennité de notre projet et de nos collections.

Voici donc www. jfchuet.com

Retouvez-moi aussi sur facebook  : http://www.facebook.com/jeanfrancois.chuet

et sur Tweeter : https://twitter.com/chuet1728

 

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Yang Lining

Musicienne, Concertiste Copropriétaire et Directrice Générale du 1728 Paris

YANG Lining
Née à Pékin (Beijin) en 1960, Yang Lining commence la musique dès l’âge de 9 ans et s’oriente vers l’apprentissage de la Cithare classique chinoise à 14 ans. Auprès des plus grands maitres, elle étudie le Gu Qin, l’instrument des lettrés depuis trois millénaires. Elle reçoit elle-même ce titre en 2007 par le Conservatoire de Musique de Pékin, la plus grande distinction pour un musicien classique chinois.

Très tôt, Yang Lining débute sa carrière de soliste, d’abord en Chine; puis au Japon, enfin en Europe et s’installe à Paris en 1987.

Jusqu’en 2000, elle se produira sur de nombreuses scènes internationales et enregistrera plusieurs albums avant de s’orienter vers d’autres univers qui la passionnent. Experte en thé, elle décide alors d’ouvrir son propre salon à Paris.

Les salons de réception d’un hôtel particulier du 18ème, l’Hôtel Mazin La Fayette, la dernière résidence du général La Fayette, situés au 8, rue d’Anjou dans le 8ème arrondissement, en seront le décor. L’emplacement est idéal, à proximité du luxe du Faubourg Saint Honoré et du quartier d’affaires de la Madeleine.

Mais avant l’ouverture, l’hôtel, laissé à l’abandon depuis près d’un siècle, doit être rénové. Yang Lining et son mari entreprennent alors un important chantier qui se terminera en 2013. Les deux premiers salons, entièrement restaurés, ouvrent en 2001 et en 2005 l’ensemble des salles de réceptions a été réhabilité pour accueillir le 1728. Le salon de thé s’est mué en un espace de 500 m2 dédié à la gastronomie inventive, aux vins d’auteurs et aux Beaux Arts. Des œuvres du 17ème, 18ème, et 19ème siècles habillent les murs et les cheminées de l’Hôtel ainsi qu’une fabuleuse collection d’archéologie chinoise. Enfant, Yang Lining vit les dernières années Rouge de la révolution culturelle chinoise. Scandalisée par la destruction d’instruments de musique majeurs, de partitions historiques et d’antiquités, elle souhaite depuis toujours communiquer la culture chinoise et la musique classique aux jeunes générations à travers le monde notamment au sein du 1728 dont elle prend la Direction Générale.

En 2011, ce lieu historique réalise 2,2 M€ de chiffre d’Affaires, sert plus de 30.000 repas (midi et soir) et les demandes de privatisations du lieu se font de plus en plus nombreuses.

Toujours en quête de nouveaux challenges et de beaux projets liés à l’art, à la culture et au commerce, Yang Lining travaille avec son mari sur des lignes de collection 1728 distribuées sous licences en Asie mais aussi en Europe.

L’objectif serait de trouver un autre lieu chargé d’histoire pour un 1728 situé en Chine, par exemple ou dans l’une des grandes villes touristiques Européennes.

Yang Lining est également membre du Conseil d’Administration du Fonds de Dotation Hôtel MAZIN-LA FAYETTE 1728 et à ce titre participe aux décisions sur les collections et notamment les futures acquisitions d’art asiatique spécialisées sur les instruments de musique anciens de la période Ming ou Song.

Une réflexion s’organise également sur un projet d’Institut au sein du Fonds de Dotation et qui serait dédié aux échanges sur le thème de la musique ancienne et classique Chinoise et Européenne.

Site officiel : www.yanglining.com

 

Musician, Concert soloist Co-owner and Managing Director of the 1728, Paris

Born in Peking in 1960, Yang Lining began music at the age of 9 and oriented her studies to the classical Chinese zither at age 14. She studied with the grand masters the Guqin, the instrument of the scholarly for three millenaries. She herself received the title of Grand Master in 2007 from the Conservatory of Music of Peking, the highest distinction for a Chinese classical musician.

Yang Lining began her career as a concert soloist very early, initially in China, then in Japan and finally in Europe. She moved to Paris in 1987.

She performed on many international stages and recorded several albums until the year 2000 when she decided to orient her activities towards other universes that she has a passion for. An expert in the art of tea, she decided to open her own “salon de thé” in Paris.

The décor would be the reception rooms of an 18th century mansion, l’Hôtel Mazin La Fayette, the last residence of General La Fayette, located at 8, rue d’Anjou in the 8th arrondissement of Paris. The location is ideal, near the luxury quarter of the Faubourg Saint-Honoré and the business quarter of la Madeleine.

However, before opening, the mansion, which had been in a state of total neglect for almost a century, had to be renovated. Yang Lining and her husband therefore undertook a restoration program planned for completion in 2013. The first two salons, entirely restored, opened in 2001; by 2005, all of the reception rooms had been rehabilitated in order to house the 1728. The tea room transformed itself into a 500 square-meter space dedicated to inventive gastronomy, signature wines and fine arts. On the walls and mantels are 17th, 18th and 19th century works of art as well as an exquisite collection of Chinese archeological objects. As a child, Yang Lining witnessed the last years of the Cultural Revolution in China. Shocked by the disgraceful destruction of major musical instruments, historical scores and antiques, she had always wanted to communicate Chinese culture and classical music to the young generations around the world, notably within the 1728 of which she became Managing Director.

In 2011 this historical venue produced a turnover of 2.2 million euros, served over 30,000 meals (lunch and dinner) while the demand for private functions increased steadily.

Always in quest of new challenges and projects related to art, culture and commerce, Yang Lining is working with her husband on a line of 1728 collections to be distributed under license agreements in Asia, but also in Europe.

The objective is to find another property steeped in history for a 1728 located, for example, in China or in one of the major touristic cities of Europe.

Yang Lining is also a member of the Board of Directors of the Hôtel Mazin La Fayette 1728 Endowment Fund and thereby participates in the decisions regarding the collections, particularly the future acquisitions of Asian art focused on antique musical instruments of the Ming or Song period.

Also under consideration is a project for an Institute within the Endowment Fund which would be devoted to exchanges on the theme of Chinese and European ancient and classical music.

Official website :www.yanglining.com

 

 

 

 

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BIENVENUE…

BIENVENUE AU BOUTIQUE HÔTEL MARQUIS FAUBOURG SAINT HONORÉ

Après la restauration des salons de réception de l’HÔTEL MAZIN LA FAYETTE édifié en 1728, devenus notre lieu dédié à la cuisine inventive et aux Beaux Arts ( le 1728 ), la restauration des façades et de de la cour d’honneur, voici l’ouverture du Boutique Hôtel de 15 suites baptisé MARQUIS FAUBOURG SAINT HONORÉ.

Superbement  pensé  et décoré par Michele BONAN, l’architecte et le designer d’intérieur, les suites respirent le luxe chic, classe et discret, l’intimité, le confort et l’esthétique dans le moindre détail.

Maisons distinctes dans leur leurs patrimoines et leurs gestions, MARQUIS FAUBOURG SAINT HONORÉ et le 1728 sont en vis a vis sous le même passage cocher qui vit défiler le tout monde du temps où La FAYETTE habitait l’HÔTEL.

Synergies et complémentarité donc pour ces deux maisons privilégiant le luxe, l’esthétique et les Beaux Arts.

 

 

 

 

 

Hôtel • 8, rue d’Anjou

75008 Paris

Tél. +33 (0)1 44 80 00 00

 

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Meilleurs voeux

Dix nouvelles années seront sans doutes encore nécessaire pour parachever l’œuvre entreprise et compléter nos collections 17ème et 18ème et offrir ainsi un espace unique à PARIS dédié aux Beaux Arts à la cuisine inventive et aux vins d’auteurs, dans les salons restaurés de l’HOTEL MAZIN LA FAYETTE.

Nous poursuivrons notre quête en 2013 a l’image de cette superbe huile sur toile datée de 1600 en cours d’attribution après 9 mois de restauration ( Bartholomeo MANFREDI ? )

Cette grande huile sur toile est dans les murs depuis l’origine de notre Hôtel édifié en 1728.

Nous vous souhaitons une année 2013 riche en passions culturelles, en émotions esthétiques et en plaisirs authentiques.

Jean François CHUET Président Fondateur du 1728

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La Fayette et l’Hôtel de la rue d’Anjou

Interview de Jean-François CHUET, Président du Fonds de Dotation HÔTEL MAZIN LA FAYETTE – 2 Juillet 2012 en préparation de l’émission SECRETS D’HISTOIRE, consacrée à LA FAYETTE diffusée sur France 2 courant Novembre.

 

Introduction

Nous sommes au printemps 1827. LA FAYETTE est dans sa 69ème année

. Fraîchement réélu Député de la Sarthe, il réside sur ses terres et dans son château de LA GRANGE, en Seine-et-Marne, dont il a hérité 20 ans plus tôt, suite au décès de son épouse aimée Adrienne de NOAILLES.

Il choisit d’installer sa maison de Ville au coeur du Faubourg St Honoré, au 6/8 de la Rue d’Anjou, au 1er étage de ce grand Hôtel transformé en Maison de rapport par la famille de banquiers Marquet de Montbreton qui réside encore sur place.

 

Pourquoi l’Hôtel d’Anjou ?

• Il est proche de la CHAMBRE des DÉPUTÉS, or il a conservé de ses racines terriennes et Auvergnates le plaisir de marcher.

• Il est au coeur du Faubourg St Honoré dans un quartier d’Ambassades, de pouvoir et d’argent. Il peut respirer son temps, mieux qu’à LA GRANGE et décrypter les signaux qui vont conduire à une nouvelle Révolution, celle de 1830 avec la chute de CHARLES X, frère de LOUIS XVI, revanchard absolutiste, ultra-royaliste qui s’entête à museler la Presse, dissoudre les Parlements qui votent mal, et restreindre les libertés individuelles.

• L’Hôtel d’ANJOU est encore dans ses moyens (il est locataire) et offre de belles pièces de réception commandée, nous dirions aujourd’hui en enfilade.

• Enfin ce lieu respire la Fraternité qui lui est chère car le Bâtisseur de cet Hôtel n’est autre qu’Antoine MAZIN, architecte militaire de Louis XV, très actif dans le Faubourg St Honoré et l’un des Fondateurs des premières loges parisiennes en 1726.

 

Qui est le LaFayette de la rue d’Anjou en 1827 ?

• Un Extraterrestre, pour beaucoup de ses contemporains !

Né sous LOUIS XV, il a participé comme acteur de premier plan à deux révolutions, l’Américaine et la Française; mais aussi comme bailleur de fonds de la Révolution Polonaise avortée contre le TZAR de toutes les Russies et les Prussiens avec son frère d’armes Tadeusz KÔSCIUSKO.

Plus tardivement, il soutiendra les deux révolutions de Simon BOLIVAR, autre Franc maçon devant le Grand Architecte de l’Univers qui chassera les Espagnols de l’actuelle Colombie, Venezuela, Équateur et Pérou !

• C’est un homme encore sous l’émotion du vibrant hommage rendu par l’Amérique 2 ans plus tôt lors de son voyage triomphal.

80.000 américains l’attendent à New York en 1824 alors que la ville ne compte que 120.000 habitants !

Il sera reçu par trois des Pères Fondateurs encore vivants : JEFFERSON, MADISSON et MONROE.

Le Président en exercice Quincy ADAMS lui présente les voeux de la Nation. Partout il est reçu, fêté, un comté porte son nom, mais aussi une montagne, pas moins de 40 agglomérations et de multiples loges…

• C’est un homme étroitement surveillé par la police Politique et la gendarmerie de CHARLES X.

On empêchera la foule venue le fêter à son retour de son voyage triomphal au Havre de l’approcher.

On surveille ses allées et venues et les R.G. de l’époque campent devant l’Hôtel D’ANJOU !

• C’est un Prosélyte actif de la Fraternité. Il a été élevé en 1825 dans le plus Haut grade du RITE ÉCOSSAIS ANCIEN et ACCEPTÉ, le 33 ème degré !

C’est la Franc-maçonnerie qui est à l’origine de son engagement philosophique puis personnel pour la cause des insurgents.

La loge LA CANDEUR sera son lieu de rencontre avec SILEAS DEAN, commissaire Américain de la cause des insurgents à Paris.

La loge des NEUF SOEURS scellera son amitié avec un vieux jeune homme de 80 ans, Benjamin FRANKLIN, qui l’introduira par une lettre célèbre dans la fameuse loge militaire UNION AMÉRICAINE où il rencontre George WASHINGTON à PHILADELPHIE.

C’est aussi Benjamin FRANKLIN qui l’introduira auprès de Thomas JEFFERSON à l’AMERICAN PHILOSOPHICAL SOCIETY, cercle pensant de la Déclaration d’Indépendance

puis de la Constitution des États du NORD.

Plus tard, JEFFERSON tiendra la plume de LA FAYETTE pour l’écriture de la 1ère Déclaration des Droits de l’Homme.

C’est aussi cet engagement fraternel qui sauvera l’HÔTEL d’ANJOU, le baron HAUSSMAN se refusant de détruire l’Hôtel où il rencontra à 18 ans son modèle en fraternité.

• C’est un homme qui n’est plus riche bien que conservant une certaine aisance, il avait hérité à 13 ans de son grand-père maternel le Marquis de LA RIVIERE et disposait alors d’un revenu annuel que nous pourrions compter en unité de millions d’Euros d’aujourd’hui !

Comme l’écrit si bien sa grande amie, Madame de STAËL : «il a sacrifié toute sa fortune à ses opinions avec la plus généreuse indifférence».

L’avitaillement, l’armement de troupes en Amérique du Nord, en Pologne, puis en Amérique

du Sud coûtent très cher !

Mais il y aura aussi les projets utopiques comme le commerce équitable de caoutchouc en Guyane en faveur des tribus locales et bien d’autres folies qui ne sont que passion naturaliste dans sa vision du monde «Rousseauiste» dont il annotait chaque livre à leur parution.

Comment vivait La Fayette rue d’Anjou ?

• Il vit donc simplement pour les critères de l’époque et en regard de sa notoriété immense, avec seulement trois serviteurs qui ne portent pas de livrée, son valet de chambre BASTIEN, son cocher, son cuisinier, ainsi que son jeune secrétaire BERGER.

• Rue d’ANJOU, LA FAYETTE vit beaucoup dans sa chambre au mobilier de style empire qu’il n’affectionne que moyennement (c’est encore lui qui a fait voter la destitution de Napoléon).

Au mur, le portrait de son ami Tadeusz KÔSCIUSKO, une copie de la Déclaration d’Indépendance des 13 états, la Constitution du Nord, la Déclaration Française des Droits de l’Homme et le Serment du Jeu de Paume de David.

Sur une table, face à son bureau, le buste de son père spirituel George WASHINGTON par HOUDON.

• Il soupe tous les soirs dans sa chambre-bureau, debout, car il a conservé ses habitudes militaires. Invariablement, c’est du poulet rôti et des dattes qu’il affectionne. Son petit carlin blanc lui tient compagnie ainsi que des amis de passage qui le regardent souper en devisant de la politique et des rumeurs du Château (des Tuileries).

• Chaque mardi, le TOUT-MONDE de l’époque visite LA FAYETTE. Les Portes des Pièces commandées s’ouvrent (comme celles du 1728).

Des hommes politiques, de nombreux amis, des auteurs et artistes en vogue, des éditeurs…se pressent dans les salons où l’on voit beaucoup de belles femmes… le point faible de LA FAYETTE, mais l’âge des regards et des attentions a succédé aux fougueuses conquêtes.

STENDHAL, grand ami de LA FAYETTE rencontrera dans ses salons la belle Giulia RINIERI, nièce de l’ambassadeur de Toscane qui réside Rue d’ANJOU et qui sera sa maîtresse aimée pendant 10 ans !

• 1829 sera l’année de son buste officiel modelé Rue d’ANJOU.

Il a toujours eu peu de patience pour cette corvée, ce qui explique le faible nombre de

portraits et bustes en circulation pour la dimension de l’homme en regard des usages du moment. Il accepte car le sculpteur n’est autre que son ami DAVID D’ANGERS. De plus, le buste est un cadeau des Jeunesses Républicaines Françaises au Président des États-Unis. Le premier marbre ira donc au Capitole. Le second fut vendu voici peu de temps par CHRISTIE’S à Paris pour 1, 3 M€ (La cote des objets personnels de LA FAYETTE est très élevée). Il est aujourd’hui dans une collection privée.

Le bronze N° 1 est dans les murs du 1728 et le N° 2 bientôt sur un piédestal dans la cour d’honneur du 8 ANJOU.

•Ses Amis américains ont portes ouvertes rue d’ANJOU et Fennimore COOPER, ambassadeur-écrivain est très souvent là pour parler politique.

Que s’est-il passé fin juillet 1830 au 8 rue d’Anjou ?

• Il siège à la chambre et se fait remarquer par ses discours enflammés contre l’invasion de l’ALGÉRIE par les troupes de CHARLES X. Cette aventure coloniale le révulse car elle vise uniquement à brouiller les cartes de la situation intérieure très tendue. La dissolution de la Chambre hostile à POLIGNAC, la censure de la Presse, l’interdiction de se rassembler décrétée par CHARLES X conduisent aux 3 glorieuses des 27-28-29 Juillet 1830.

LA FAYETTE est nommé général en chef de la Garde Nationale et organise la réplique aux Tuileries contre les troupes étrangères mercenaires, derniers bastions défenseurs du roi honni. On tire au canon contre le peuple de Paris mais la Garde Nationale l’emporte sur le terrain. CHARLES X est défait et doit abdiquer. On presse LA FAYETTE de prendre la Première Présidence de la Première République Française, il tergiverse et poussé par ses amis américains redevenus anglophiles et monarchistes constitutionnels, il fait Roi LOUIS-PHILIPPE sur le balcon de l’Hôtel de Ville. Erreur fatale, LOUIS-PHILIPPE, qui a bien compris le danger, fera tout pour rogner les pouvoirs de cet homme craint car non contrôlable. La constitution de l’Hôtel de Ville dont LA FAYETTE a écrit les bases rue d’Anjou ne sera jamais appliquée. C’était, il est vrai, la Constitution la plus utopique jamais rêvée ! Il lui restera ses discours brillants, enflammés et redoutés. 1830, c’est aussi la mort de son très grand ami Benjamin CONSTANT qu’il connut très tôt avec Madame de STAËL, dont il était très proche et déjà décédée. 1830, c’est aussi la mort de Simon BOLIVAR à CARACAS…

La mort de tous ces êtres chers a beaucoup d’impact sur le moral de LA FAYETTE.

Épilogue…

Plus rien ne sera comme avant, son temps s’achève. Il décède à 4 heures du matin, le 20 Mai 1834, à 77 ans, entourés de ses derniers vrais amis et de sa famille. Le dernier hommage à LA FAYETTE de la Rue d’Anjou au cimetière de PICPUS fut des obsèques officielles. Les deux chambres, des corps de troupe, la Garde Nationale, le peuple de Paris le long du trajet… tout fut mis en oeuvre pour cette dernière sortie du général qui s’achève aux portes du cimetière privé de PICPUS, car on l’enterre loin des regards (son souhait mais aussi une crainte…).

Derniers clins d’oeil à l’Histoire, il repose en terre américaine ramenée en caisse par le BRANDYWINE lors de son retour de son voyage triomphal en 1824/1825. Chaque année, les hommages militaires américains lui sont rendus par l’Ambassadeur des Etats-Unis en poste à Paris. Il est le grand absent de toutes les cérémonies d’honneur françaises, bien qu’on lui doive la cocarde Bleu Blanc Rouge et la première déclaration des Droits de l’Homme ! Personnage atypique, controversé de son vivant mais toujours aujourd’hui où le clivage est

toujours présent entre pro et anti LA FAYETTE, comme nous le constatons encore au quotidien dans l’Hôtel où il vécut Rue d’Anjou ! Ce grand théoricien du monde associatif est le père spirituel de la loi de 1901.

Son rêve aurait été de voir gouverner la France comme une loge avec son cérémonial (c’est lui qui a pensé la Fête de la Fédération), ses travaux et son architecture, chacun trouvant sa place naturelle à la hauteur de ses mérites.

Ce qui le sépare de Rousseau, c’est sa soif d’agir, sa conviction que l’utopie existe bien et que le «Contrat Social» va très au-delà de l’accord provisoire entre personnes mal intentionnées comme le pensait très intimement Rousseau.

LA FAYETTE, c’est l’ÉMILE qui toute sa vie cherchera à agir mais en faisant toujours le choix d’être l’homme qui préfère in fine être la «lumière» dans l’ombre plutôt que «l’ombre» dans la lumière pour reprendre cette belle phrase de Pascal Payen APPENZELLER, coauteur et chef de file des DICO de PARIS dont le premier tome paraîtra en Septembre sur les Champs-Elysées.

Au petit matin de sa mort, Rue d’Anjou, beaucoup de ses amis concluaient déjà que l’on savait tout de lui sur ce qu’il a fait car l’homme a toujours été transparent, mais que l’on ne saura jamais ce qu’il pensait intimement

Toute sa vie est dans la lignée de ce monde qui voyage de 1760 à 1830, de Rousseau à Stendhal en passant par Fennimore Copper et bien d’autres.

Ce qu’il n’a pas écrit, c’est ce qu’il a réellement vécu !

 

© Fonds de Dotation HÔTEL MAZIN-LA FAYETTE – 1728

Il n’y a pas chez LA FAYETTE d’autofiction.

 

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Sur les pas d’Annibal Carracci

Notre Fonds de dotation HOTEL MAZIN LA FAYETTE 1728 a fait l’acquisition d’un tableau grand format 112/200 présenté à la vente comme une Ecole Bolonaise du 17ème suiveur d’Annibal CARRACHE et après expertise, contemporaine du maître. Cette toile a fait l’objet d’une restauration importante par Isabelle CLEMENT. Nous sommes dans la période romaine d’ ANNIBALE CARRACCI et plus spécifiquement en 1602 comme l’attestent plusieurs documents d’archives. Notre tableau reprend en version habillée les dessins de CARRACCI réalisés pour la composition du Palais FARNESE du nom du protecteur de CARRACCI à ROME. La toile du palais FARNESE est aujourd’hui au musée Condé à CHANTILLY. Le maître entretenait à ROME un véritable atelier avec souvent plusieurs versions de la même commande. CARRACCI restait également en étroite relation avec son frère Agostino et son cousin Ludovico cofondateurs avec Annibale de la fameuse académie Bolonaise qui vit défiler sur ses bancs L’ALGARDE, Le DOMINIQUIN, RENI et bien d’autres peintres fameux de cette période. S’agit-il d’une toile d’école, d’une commande habillée de la Venus endormie ? Les recherches entreprises nous permettront de mieux situer et attribuer cette toile superbe au dessin très fin qui rejoint avant le CESTARO restauré, le DANDINI et le sublime «Joueur d’échec» daté de 1600. Ces acquisitions confortent les ambitions muséales de notre Fonds de dotation et par là même, la vocation de lieux d’exception dédiés aux Beaux Arts qui est celle du 1728.

 

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